
Chapitre 50 (on a droit à la tequila… ?)
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Mathis récupéra la ball de son nouvel ami dans les lianes de Massko et rappela la belle dans sa propre pokéball.
- Yahou ! s’exclama le jeune garçon en regardant la ball. Un Corayon shiney ! C’est trop la classe ! ^^
- Ouais… t’as eu de la chance quand même, répondit Lucile avec un sourire.
Il acquiesça. Ils reprirent la route pour se rendre à Oxygéville. Sur leur chemin, ils croisèrent à nouveau un panneau.
« TOa EtRe TrOs PrrEs dE MoA ! ToA dEvOAre FaIRre AtEnsSIon Ou ToA EgoRJé ! »
- Ils deviennent de plus en plus nombreux et menaçants… murmura Mathis, anxieux.
- Ca commence à m’inquiéter… Ils parlent quand même d’égorger quelqu’un, et même si c’était une blague, elle serait de mauvais goût…
Anxieux et prudents, ils reprirent la route, et arrivèrent à Oxygéville vers quatre heures de l’après midi. La ville était grande et espacée, les habitants peu nombreux mais joyeux. C’était une jolie ville. Le sol était en dalles rocheuses et les maisons avaient un style ancien. Mathis alla faire soigner ses pokémons, puis les deux adolescents recherchèrent l’arène de la ville, en vain. Ils firent même trois fois le tour de la ville, mais ils ne virent aucune arène. Au bout d’un moment, lassée, Lucile demanda à un petit garçon d’environ dix ans qui se baladait dans la rue :
- Excuse-moi, tu saurais pas où est l’arène ?
- Si ! C’est là où travaille mon papa ! répondit le jeune garçon.
Il leva le doigt en l’air. Lucile fronça les sourcils, tandis que Mathis regardait en l’air. Il attrapa le bras de son amie :
- En l’air. L’arène est dans le ciel.
La jeune fille lui lança un regard interrogateur puis regarda en l’air.
En effet, un bâtiment se trouvait dans le ciel, au niveau des nuages. Les deux adolescents échangèrent un regard, remercièrent le gamin et le laissèrent partir.
- Comment on pourra s’y rendre ? Et comment se fait-il qu’un bâtiment tienne dans le ciel… ? demanda Lucile, anxieuse.
- A mon avis, il y a une plaque en verre géante reliée au sol sur laquelle est posée l’arène, donnant l’impression qu’elle flotte, répondit Mathis.
La jeune fille le regarda d’un air sceptique et éclata de rire.
- Quoi, qu’est-ce qu’il y a… ? demanda le jeune garçon.
- Une… Pfiou… une plaque en verre !!! Hahahaha !!!
Elle continua à rire pendant au moins cinq minutes puis, exaspéré, Mathis regarda autour de lui. Plusieurs enfants étaient rassemblés un peu plus loin. Il alla voir ce qu’il se passait.
Au milieu de l’assemblée, un garçon de quinze ans aux cheveux roux caressait un Roucoups d’un air vantard.
- Moi d’abord ! cria un enfant.
- Non, moi ! J’étais là avant ! piailla un autre.
- Du calme, les enfants. Ceux qui veulent m’affronter doivent avoir des pokémons, et pas n’importe lesquels : ils doivent être assez forts pour pouvoir me battre !
Lucile s’avança.
- Tu es le champion ? demanda-t-elle.
- Ouaip ! répondit-il en levant le pouce.
- Je veux t’affronter !
- Alors grimpe !
La jeune fille et son ami montèrent sur le Roucoups, qui s’envola dans les airs. Il atterrit près de l’arène, dans le ciel. Le garçon roux les suivait de près, sur un Rapasdepic. Il atterrit à côté d’eux et pencha la tête en disant :
- Cette arène tient grâce à une plaque en verre reliée au sol. Cela donne l’impression qu’elle flotte dans les airs. Bon. On y va ?
Il entra. Les deux adolescents restèrent un instant devant la porte. Lucile ouvrait de grands yeux, bouche bée.
- Ca te fait toujours autant rire ? demanda Mathis avec un sourire, avant de l’entraîner par le poignet à l’intérieur de l’arène à la suite du champion.
Elle s’était fait clouer le bec.